Lumière sur Josée Turgeon, une femme d’action au service des entrepreneurs

“C’est en marchant que l’on découvre le chemin.”

Cette citation de Paulo Coelho illustre à merveille le parcours de Josée Turgeon, fondatrice de la Zone Rouge.

Attention Josée n’est pas en Zone Rouge. Son entreprise est accessible, elle est ouverte et accueille les gens d’affaires. Elle a choisi ce nom en souvenir des événements de Lac Mégantic.

C’est donc en marchant sur les ruines du centre-ville de cette ville dévastée par un accident de train en 2013 que le nom de l’entreprise vint à l’esprit. En ce moment, Josée n’avait pas encore son entreprise actuelle, mais elle donnait des formations. Elle était cofondatrice d’une autre entreprise avec son conjoint et père de sa fille. 

C’est lorsque ce partenariat a pris fin que Josée se lança seule dans l’entrepreneuriat. Ce n’est pas une décision prise par un coup de tête. C’est une décision réfléchie et mûrie. Bien que présente dans le monde des affaires depuis longtemps, c’est en 2017 que Josée a enregistré une entreprise en son nom. La Zone Rouge a vu le jour. C’est une entreprise de communication, de formation et d’évolution. Elle offre diverses ressources aux entrepreneur(e)s pour accroître leurs performances. C’est sa façon d’aider les entrepreneurs à relever leurs défis. Elle offre de l’accompagnement et assure des formations sur le démarrage d’entreprise. 

Une entrepreneure dans l’âme

Josée est avant tout entrepreneure dans l’âme. Fille d’agriculteur, elle a côtoyé des entrepreneurs locaux et européens depuis son enfance. Parce que son père préférait l’avoir toujours à ses côtés. Elle avait 10 ans lorsqu’elle assista à la vente des deux fermes. Elle a donc appris très tôt à entreprendre aux côtés de ses parents. Puis, à 21 ans, elle se plonge davantage dans le milieu d’affaires. Son poste d’adjointe administrative à la Chambre de Commerce de Sherbrooke lui donne l’opportunité de côtoyer le milieu des affaires.  C’est un beau laboratoire pour observer les gens d’affaires, mentionne-t-elle. 

Josée a plusieurs cordes à son arc. Sa vie a été une sorte de ping-pong entre le salariat et l’entrepreneuriat. Curieuse de nature, elle a été tour à tour agente d’immeuble, agente d’assurance, rédactrice des contrats de financement, agente manufacturière, comptable, enseignante au Centre de formation professionnelle de Coaticook

Au moment d’agir seule à son compte, elle est partie de sa belle course. Aucune crainte pour elle de prendre le risque d’entreprendre. Elle reste toutefois vigilante pour ne pas manquer d’argent. Parce que les défis de l’entrepreneuriat, elle les connaît assez. C’est pourquoi elle garde encore un pied dans le salariat. Elle est conseillère en développement des affaires. C’est un contrat ferme de cinq ans qu’elle s’est donné avant de vivre pleinement sa liberté de se réaliser. 

La liberté de se réaliser

Son choix d’entreprendre vient de son désir de vivre sa liberté de se réaliser. C’est cette liberté qui guide ses actions. Elle se sent elle-même. Elle tient beaucoup à sa liberté d’expression. 

Pour vivre pleinement cette liberté, la fondatrice de la Zone Rouge travaille de manière acharnée. Ses journées sont remplies. Malgré ses responsabilités, elle n’oublie pas de mener une vie équilibrée et d’entretenir de bonnes relations.

Bienveillante, la pandémie lui a permis de se déposer. Elle mène aujourd’hui une vie calme. Oui, elle a su mettre en valeur le confinement pour relaxer et adapter son entreprise au contexte.  Elle a recentré ses activités pour mieux avancer. Elle a su s’adapter aux nouvelles technologiques pour faire fonctionner son entreprise. 

Focus et patience 

Pour Josée, il faut une bouchée à la fois. Elle défend l’idée selon laquelle il faudrait poser un pas à la fois. La précipitation n’est pas son assiette. C’est pourquoi elle considère que sa réussite repose sur deux mots clés, patience et focus.

D’après elle, la pérennité d’une entreprise dépend de ses succès. Josée conseille surtout la patience et le focus. Deux mots pleins de sens qui lui permettent de faire ce qu’elle aime. La patience, puisqu’elle se donne encore trois ans avant de vivre entièrement de son entreprise. Focus sur son objectif, car elle se dédie totalement à l’atteinte de son objectif. Elle s’est donné des ressources pour atteindre son objectif de vivre de son entreprise Zone Rouge en septembre 2025. 

Anecdote 

De sa riche expérience, Josée en a tiré des leçons et des anecdotes. D’abord des leçons, elle croit fermement que l’entrepreneur porte une vision unique qui rend parfois le partenariat difficile. À moins que cette vision soit partagée par l’ensemble des partenaires. Ce qui est rare, mais elle conseille aux couples qui veulent se lancer en affaires de faire une véritable introspection avant le démarrage.

Son anecdote vient de la fermeture de son entreprise. Le succès était à sa portée quand tout s’arrêta. Elle était proche de vivre sa liberté lorsque tous ses efforts se sont estompés. Aujourd’hui, Josée n’ose pas se lancer en affaires avec une personne. Elle vous dira de partir seule à moins d’avoir la même vision et d’être capable de la déployer de la même façon. 

En effet, elle explique que ce n’est pas souvent évident d’être à la fois partenaire de vie et partenaire d’affaires. Cela peut entraîner des répercussions fâcheuses. Même si certains couples parviennent à suivre deux lièvres à fois, il n’est pas évident pour d’autres. Parce qu’une rupture de couple peut mettre fin au partenariat d’affaires. Et Josée en sait quelque chose au point de tirer des leçons qu’elle enseigne aujourd’hui dans son cours de démarrage d’entreprise.

S’il y a une chose à retenir, Josée est une femme d’action.

Elle considère que c’est l’action qui crée la motivation et non l’inverse. C’est son secret pour diriger son entreprise et réaliser ses multiples activités. 

Picture of <small>Entrevue  réalisé par</small><br>Fidèle Ndjoulou

Entrevue réalisé par
Fidèle Ndjoulou

Je suis consultant en gestion de la santé et sécurité au travail (SST) et fondateur de Fidélis Conseil. Avec plus de 15 ans d'expérience en tant qu'inspecteur du travail et enseignant à l'école nationale d'administration et HEC-Tchad, j'ai acquis une expertise approfondie en SST. J'enseigne également la gestion de la SST à l'université de Sherbrooke depuis 2012, où j'ai obtenu un doctorat en administration des affaires (DBA).

J'aide les entreprises à planifier et à mettre en œuvre une prise en charge durable de la SST en formant et accompagnant les dirigeants et les comités de santé et sécurité. En outre, je suis un conférencier renommé sur la SST en France, au Québec, en Suisse et au Tchad, et j'ai également publié des articles sur le sujet.

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